IN HAND/S

du 24 novembre au 3 décembre 2016

 

Anne de vandière, exposition personnelle

 

Dossier de presse

 

 

Mayko Kéobouaphan, vanier, Tribu Lentene, Laos.

 

 

 

La photographe Anne de Vandière expose au Musée de l’Homme (Paris), jusqu’au 2 janvier 2017, une monumentale installation : deux grandes containers, noirs et blancs, métaphores de l’enfermement de tribus en voie de disparition. Un projet débuté il y a 8 ans et soutenu notamment par l’UNESCO et Survival. À travers ses rencontres et l’attention porté sur les savoir-faire des tisseusses, médecins, brodeuses,... rencontrés sur les 5 continents, dans plus de 45 ethnies et tribus, Anne de Vandière livre un regard exceptionnel sur la mixité et la diversité de ces peuples menacés par la marche du monde. Elle dénonce leur déplacement forcé ou encore le pillage de leur patrimoine et de leurs ressources naturelles qui peuvent conduisant progressivement à leur disparition.

 

En écho à cette exposition, la Galerie Maubert lui consacre une exposition personnelle autour de «portraits de main», réalisés ces douze dernières années. De l’architecte Jean Nouvel à l’artiste  Boltanski, de l’atelier du plisseur Lognon à la tribu Hamar d’Ethiopie, Anne de Vandière archive, à travers des photographies de mains, des portraits et des témoignages d’hommes et de femmes, au savoir-faire parfois méconnu. En pointant son regard sur les mains de ses modèles, la photographe détourne l’art du portrait. Elle questionne l’identité et la mémoire. Le moment du basculement, celui où elle touche l’intimité du sujet en le questionnant sur le rapport à ses mains.
    « Seules comptent les terminaisons », affirmait Matisse. Symbole de l’expression et de la communication des sentiments de l’homme, les mains suffisent à « définir ». Qui dit définition, dit élaboration d’un langage et des symboles liés à ce langage. Chaque retour de voyage ou chaque visite en atelier est donc pour Anne de Vandière la possibilité d’enrichir son « répertoire de formes » d’un nouvel élément, une nouvelle « lettre ». La main mise en situation. La tâche ininterrompue de la photographe est la quête de cet alphabet universel des signes de la main qui nous donnera les clés de compréhension des Hommes. Elle va les chercher là où la vie des êtres semble avoir été la moins polluée par les contingences citadines et leur vanité. Là où la vie se présente en toute universalité.
    Ni mise en scène, ni longue préparation dans la photographie d’Anne de Vandière : ce sont des instantanés de la vie, une trace pure et vraie, quasiment une chorégraphie codifiée. Les textes que l’on peut lire dans les triptyques*, relatent la rencontre de manière objective : sans ampoule, l’artiste nous propose de comprendre ce témoignage « de » et « par » la main, ce signe, par l’exemple vécu d’un moment qui « peut » ou « va » disparaître à jamais. C’est cette simplicité sans concession, cette mesure, cette justesse, qui nous invitent à y croire et à lire pendant des heures ces témoignages de vie. Cet alphabet, élémentaire et vrai.

En parallèle des expositions au Musée de l’Homme et à la galerie Maubert, le livre TRIBU/S DU MONDE paraît aux Éditions Intervalles.


* Incluant un petit portrait du sujet, un gros plan sur ses mains dans un format 30 x 40 et enfin un texte issu d’une interview qui est une réflexion de l’intéressé sur ses propres mains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Galerie Maubert
Site créé avec 1&1 MyWebsite