DEMOCRATIE

du 2 juillet au 1 septembre

 

 

Irina Rotaru, exposition personnelle

 

 

Performance: Rosa Null Raum – L'espace du zéro rose

 

 

Dossier de presse

 

 

 

 

 

Démocratie,

Les possibilités du vide

 

L’exposition Démocratie de l’artiste allemande Irina Rotaru ne fait pas seulement connaître au public une nouvelle étape de son dessin, c’est un acte. Un acte consistant à mettre en scène des éléments, choisis et prémédités dans leurs formes, devant produire un effet, si possible inattendu. Son titre en est ainsi le cœur, puisque c’est autour de 11 dessins représentant une bouche en train de prononcer demos kratos que gravite l’exposition. Autour de ce cœur, plusieurs points de fuite, tous en lien avec le devenir des hommes au sein de la nature.

 

D’abord, une série de dessins de moyens et grands formats, dont les sujets sont au moins aussi précis que le trait : Jésus enceinte, la Femme Saucisse, Eclipse, Cellules, Masturbation, S, Colonnes, Romantisme, Elemente in Aufruhr (éléments en ébullition) et Rosa Null (le zéro rose, énigmatique emblème d’une performance qui doit avoir lieu pendant l’exposition). Ensuite, un catalogue de dessins non présentés et de petits formats, filés comme un récit, dont le sujet résonne avec toute l’exposition : Jean Saucisse, Romantisme, Passion, Devoir, Pouvoir. Pour finir, comme en forme de ponctuation, le dessin : Spiritual Lipstick.


En somme, une machine à penser mais aussi à expérimenter, qui tente de traverser l’idée de démocratie à partir des seuls moyens de l’art. Un ensemble de formes à travers lesquelles parlent des enjeux insolvables, et qui travaillent ouvertement le fond mythique et religieux du politique. Sans se priver de le désigner comme le refoulé du modèle démocratique contemporain.
 
Irina Rotaru pose ainsi devant nous les éléments d’une réflexion et d’une pratique qui la tient depuis plus d’une dizaine d’années, alors qu’elle était encore élève des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Giuseppe Penone, et réalisait des Ouvertures sans Issue en prenant appui sur le vide. Les possibilités du vide sont en effet le ressort intime de tous ses dessins. Le vide ? Un potentiel d’énergie. Non pas le manque mais la fabrique de l’imprévisible, et certainement aussi le lieu des révélations. Il y a donc une dimension initiatique du vide qui, dans les dessins d’Irina Rotaru, repose la question du sacré dans l’art avec autant d’acuité que celle du politique au sein de cette exposition. A nous de savoir quoi faire de ces questions, et comment.

Pablo Durán

 

 

 

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